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Projection du 22 novembre 2025

DU FEU DE DIEU
Un film de Daniel Bertolino, écrit, narré et monté par Grégoire Viau. Une production Via le monde.
Il y a trop d’églises au Québec ! C’est le constat que fait l’historienne Edith Prégent, spécialiste et amoureuse du patrimoine religieux, qui a grandi à l’ombre de la basilique-cathédrale Sainte-Cécile, au cœur de Salaberry-de-Valleyfield. Tous les jours, nous rappelle-t-elle, une église est fermée, désacralisée, convertie à des usages profanes, ou carrément démolie. C’est le sort qui a, un temps, guetté la basilique-cathédrale de sa ville, après le terrible incendie de 2002.
Le Québec, si massivement catholique pendant la plus grande partie de son histoire, ne va plus tellement à la messe, et ne contribue plus aussi assidûment qu’autrefois à l’entretien des églises et des œuvres cléricales. Si la foi demeure, la pratique religieuse s’estompe.
À quoi servent alors ces églises, construites au prix de tant de sacrifices, aménagées avec tant de talents, et si coûteuses à entretenir ? Celles qui restent sont-elles toutes condamnées à changer de vocation ou à disparaître ?
C’est la question posée par DU FEU DE DIEU : quel avenir pour la basilique-cathédrale Sainte-Cécile ? L’incendie l’a blessée, mais elle fut sauvée. Pour combien de temps ?
Pour assurer la pérennité de son église, nous rappelle Édith Prégent, le clergé doit la partager avec la communauté, qui doit à son tour se la réapproprier, au moins pour son immense valeur patrimoniale. Et pour s’approprier un tel trésor, la communauté doit connaître son histoire : c’est aussi ce que raconte DU FEU DE DIEU, depuis sa conception par Mgr Langlois, jusqu’à sa réhabilitation, un quart de siècle après la catastrophe de l’incendie, par quelques-uns des meilleurs artisans du Québec. L’abbé Normand Bergeron, curé et recteur de la basilique-cathédrale qui est aussi pianiste, souhaite ouvrir grandes les portes de sa maison aux manifestations culturelles. Alors que s’inaugure l’épiscopat de Mgr Faubert, neuvième évêque de Valleyfield, un vent de jeunesse traverse le vénérable bâtiment.
DU FEU DE DIEU fait suite à SALABERRY-DE-VALLEYFIELD , 150 ANS (2024), par Grégoire Viau également produit par Via le monde. Le réalisateur Daniel Bertolino un pionnier de la télévision québécoise, prouve ici encore une fois son attachement profond à sa région du Suroît et à son patrimoine religieux. Il retrouve à Salaberry-de-Valleyfield l’abbé Normand Bergeron et l’ébéniste Alain Michel Laferrière, qui apparaissent dans son film LE GÉNIE DU LIEU, consacré à la restauration de l’église Saint-Michel, à Vaudreuil.
Production : Catherine Via et Daniel Bertolino (Via le monde) avec la Fabrique Sainte-Cécile, dans le cadre de la campagne de financement de sa campagne de financement 2025.
Après la projection à la basilique-cathédrale, le film sera disponible sur le site de la basilique-cathédrale.
Allocution de Daniel Bertolino
COMMUNIQUÉ – LANCEMENT DU FILM DU FEU DE DIEU
Basilique-cathédrale Sainte-Cécile de Salaberry-de-Valleyfield
Allocution de Daniel Bertolino – 22 novembre 2025
C’est avec une immense émotion que je vous souhaite la bienvenue au cœur de ce lieu exceptionnel. Le futur de cette basilique-cathédrale est fantastique. Nous sommes ici au centre même du patrimoine, dans un espace d’arts, de culture, de recueillement. Un lieu majestueux, un lieu magique.
Cette basilique est un chef-d’œuvre d’architecture. Il a fallu la sauver du désastre de l’incendie, mais aussi du passage du temps. Autrefois, on parlait de patrimoine religieux. Aujourd’hui, le patrimoine est au cœur de toute société. Une société sans patrimoine n’a pas d’âme.
Le patrimoine, c’est vous. C’est nous.
C’est ce que nous créons, ce que nous transmettons, ce que nous inventons.
Vous avez sauvé la basilique-cathédrale Sainte-Cécile de ce terrible incendie, et désormais elle nous appartient à toutes et à tous. C’est un lieu historique, vivant plus que jamais, vibrant de sens et de mémoire.
Inspirés par Édith Prégent et par toute l’équipe de la basilique, nous avons voulu, avec ce film :
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vous rappeler son histoire,
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témoigner de son présent,
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et ouvrir une fenêtre sur son avenir.
Je tiens à exprimer toute ma gratitude à Normand Bergeron, aux évêques Simard et au nouvel évêque Faubert, ainsi qu’à Martine Hébert.
Merci aussi aux artisans que nous avons rencontrés, notamment Alain-Michel Laferrière, véritable génie et artisan du souvenir, un souvenir bien vivant.
Ce film représente plus de trois ans de travail intensif, et je remercie chaleureusement Grégoire Viau, qui a assuré l’écriture, le montage et la narration, accompagnant le projet dans sa réalisation finale.
Je remercie également Catherine Viau, qui a mené avec moi les entrevues et produit ce film.
À toutes et à tous : merci d’être ici, merci de faire vivre ce lieu, et merci de porter avec nous l’avenir de ce patrimoine unique.
























