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Camp de base

Une exposition/installation transmédiatique

de Catherine Viau et Daniel Bertolino

Tel un cabinet de curiosités constitué des artefacts de l'ère audiovisuelle de notre civilisation en transition, CAMP DE BASE est une installation qui expose la création audiovisuelle et le regard sur le monde de Vialemonde dans un parcours conçu autour des films ( les supports physiques), les objets mémoriels et tout ce qui a constitué l'univers d'un documentariste autour du dernier siècle...

Entre ces bobines de films, ces photos, ces carnets de voyage, ces cartes, ces écrans projetant des extraits visuels et sonores, des postes thématiques qui invitent le spectateur à réfléchir sur les enjeux qui ont été abordés au fil des décennies et qui le confronte sur le défi civilisationnel dans lequel il es plongé individuellement et collectivement.

Daniel Bertolino avait choisi Montréal comme camp de base en 1967.

Voici ce que cela a généré....

Différentes escales

Au fil de l'installation on est exposé à des centaines de capsules qui qui fournissent des exemples concrets d'actions permettant d'améliorer la qualité de vie des populations et leur santé  depuis le revenu et le statut social, les réseaux de soutien social, l’instruction, l’emploi et les conditions de travail, les milieux sociaux, les milieux physiques, l’hygiène de vie et les habiletés d’adaptation, le développement sain durant l’enfance, jusqu'aux questions entourant genre et la culture.

Le défi mondial

L'exposition propose en son coeur une installation consacrée au Défi mondial.

Elle est accompagnée de son pendant virtuel qui permet de redécouvrir dans toute son actualité cette production phare du début des années 80.

 

Telle une fouille archéologique qui nous amène à la jonction de la culture film et de la culture vidéo, l’exposition interpellera aussi tous ceux qui réfléchissent aux enjeux de la numérisation de notre mémoire, puisque paradoxalement, ce sont ces productions relativement récentes qui sont les plus menacées de dégradation.


Au début des années 80, Daniel Bertolino, qui compte déjà à son actif toute une filmographie tournée aux quatre coins du monde, décide d’adapter l’oeuvre maîtresse de Jean-Jacques Servan-Schreiber (JJSS)  ( le fondateur de l’Express) et mobilise autour de lui une équipe de chercheurs.

 

L’ambition est si grande que même la nommer 35 ans plus tard est un défi. Il veut prendre le poulx de la planète, histoire de comprendre les rendez-vous manqués et de saisir les enjeux de la révolution numérique qui pointe à l’horizon.

 

Pour cela, il veut révolutionner le langage même de la télévision, introduire le point de vue du sud dans le nord, montrer comment les événements ici influencent la réalité là-bas, le tout en lien avec l’histoire récente.

La série innove alors à plusieurs niveaux: d’abord  sur le plan éditorial, elle est montée en coproduction avec la France, avec un accompagnement éditorial du Journal le Monde. JJSS collabore avec toute sa fougue incontrôlable et Peter Ustinov assure l’animation, conjointement avec le journaliste canadien Patrick Watson, qui mettra aussi son grain de sel.

 

Sur le plan de la production, nous sommes encore en film quand nous tournons autour du monde. Il s’agit de recueillir aussi les points de vue des grands penseurs.

 

Des interviews de fond seront réalisées avec des personnalités immenses, aujourd’hui des trésors à redécouvrir.  Mais Daniel a imaginé un traitement qui bouscule la vidéo nouvellement en vogue. Nous collaborons alors avec le Studio Perry ( notre ressource principale deviendra le créateur d’Hybride, aujourd’hui intégrée à Ubisoft). Les dispositifs qui sont créés vont influencer pour des années à venir le traitement de l’information.

 

Pour faire comprendre ce qu’il a en tête, Daniel dessinera des story boards de toutes ces compositions complexes.

Puis la série est lancée et connaîtra une carrière extraordinaire dans le monde, recueillant des critiques de tous horizons, démontrant bien comment l’oeuvre est  en équilibre entre plusieurs univers.