En 2025, Via le monde présente Du feu de Dieu, un documentaire réalisé par Daniel Bertolino, écrit, narré et monté par Grégoire Viau, sous la production de Catherine Viau et Daniel Bertolino.
Le film pose une question qui interpelle aujourd’hui toutes les communautés du Québec :
Quel avenir pour nos églises?
Un patrimoine à réinventer
« Il y a trop d’églises au Québec. »
C’est le constat posé par Édith Prégent, historienne, spécialiste du patrimoine religieux et amoureuse de la basilique-cathédrale Sainte-Cécile de Salaberry-de-Valleyfield, où elle a grandi.
Chaque semaine, ou presque, une église ferme ses portes. Certaines sont désacralisées, d’autres transformées en bibliothèques, en salles de spectacle ou en logements. D’autres encore disparaissent définitivement.
Le Québec demeure profondément marqué par son héritage catholique, mais la pratique religieuse a profondément changé. Les édifices qui ont façonné le paysage de nos villes et de nos villages pendant plus d’un siècle représentent aujourd’hui un immense défi de conservation.
Comment préserver ce patrimoine exceptionnel?
L’histoire d’une renaissance
Au cœur du documentaire se trouve la basilique-cathédrale Sainte-Cécile.
En 2002, un incendie majeur menace de faire disparaître l’un des plus importants monuments religieux de la région du Suroît.
L’édifice est sauvé.
Commence alors une longue aventure de restauration qui mobilise historiens, artisans, architectes, restaurateurs et membres de la communauté.
Du feu de Dieu raconte cette renaissance.
À travers les témoignages d’Édith Prégent, de l’abbé Normand Bergeron, recteur de la basilique-cathédrale, et de nombreux artisans ayant participé aux travaux, le film retrace autant l’histoire du monument que celle des femmes et des hommes qui ont choisi de lui redonner vie.
Partager pour préserver
Le documentaire défend une idée simple mais essentielle.
Pour survivre, les grandes églises patrimoniales devront devenir davantage que des lieux de culte.
Elles devront aussi devenir des lieux de rencontre, de culture, de musique, de transmission et de mémoire.
Selon l’abbé Normand Bergeron, lui-même pianiste, ouvrir largement les portes de la basilique à la communauté constitue l’une des meilleures garanties de sa pérennité.
Encore faut-il que cette communauté connaisse l’histoire exceptionnelle du lieu.
C’est précisément l’objectif du film.
Depuis la vision de Mgr Langlois, à l’origine de la construction de la cathédrale, jusqu’à sa spectaculaire réhabilitation après l’incendie, Du feu de Dieu raconte plus d’un siècle d’histoire religieuse, artistique et humaine.
Dans la continuité d’une œuvre
Le documentaire s’inscrit dans une longue tradition de films que Via le monde consacre au patrimoine québécois.
Il fait directement suite à Salaberry-de-Valleyfield, 150 ans, réalisé par Grégoire Viau en 2024.
Il prolonge également le regard que Daniel Bertolino porte depuis plusieurs décennies sur les lieux de mémoire du Québec.
Les spectateurs retrouveront notamment l’abbé Normand Bergeron ainsi que l’ébéniste Alain Michel Laferrière, déjà présents dans Le génie du lieu, consacré à la restauration de l’église Saint-Michel de Vaudreuil.
À travers ces œuvres, Via le monde témoigne d’un même engagement : documenter les savoir-faire, les métiers d’art, les communautés et les femmes et les hommes qui assurent la transmission du patrimoine.
Une œuvre collective
Du feu de Dieu est une production de Via le monde, produite par Catherine Viau et Daniel Bertolino, en collaboration avec la Fabrique Sainte-Cécile, dans le cadre de sa campagne de financement 2025.
Le documentaire rend hommage à toutes celles et ceux qui ont contribué à sauver un édifice emblématique du patrimoine québécois.
À voir en 2025
Après sa projection à la basilique-cathédrale Sainte-Cécile de Salaberry-de-Valleyfield, Du feu de Dieu sera offert en visionnement sur le site Internet de la basilique.
Par cette nouvelle réalisation, Via le monde poursuit sa mission de raconter le Québec, son histoire et son patrimoine, en rappelant que les lieux qui nous rassemblent ne survivent que si une communauté continue de leur donner un sens.
Du feu de Dieu est une invitation à regarder autrement nos églises : non seulement comme des témoins du passé, mais comme des espaces vivants capables d’inspirer les générations à venir.