À 18 ans, il achète et rénove une maison ancestrale et se lie
d’amitié avec le père Corbeil, avec qui il fonde le Musée d’Art
de Joliette.
Jeune député fédéral, il poursuit en justice le gouvernement de
son chef, Pierre Trudeau, dans l’Affaire du français lors de la
crise des Gens de l’air.
Ses deux batailles : les droits et libertés et le patrimoine.
Pour le patrimoine, le député fédéral fait cause commune avec
Phyllis Lambert, son amie de toujours, qui l’appuie dans sa course
à la mairie de Montréal. Il perd contre Jean Drapeau mais sauve de
nombreux sites et édifices patrimoniaux, passeurs des leçons de
l’Histoire.
La ferveur indépendantiste succède, au Québec, à la ferveur
catholique. Ce n’est pas son camp. L’enfant terrible du gouvernement
Trudeau est promu co-président du Comité sur la Charte des Droits
et Libertés et il joue un rôle important dans le Rapatriement de la
Constitution, avant de devenir ministre.
Les Libéraux sont chassés du pouvoir. L’ex-ministre devient
conseiller artistique du financier Paul Desmarais.
Jamais loin de la politique, il devient sénateur, et promeut la
réconciliation avec les Premières nations sur les traces de Cartier
et de Champlain.
Champlain aimait Cape Cod, qu’il a exploré au cours de deux étés
en 1605 et 1606. Joyal y séjourne en 1976, à une époque où les gais
étaient harcelés par les polices de Montréal et Toronto.
Le village incarne le rêve de Champlain : une société libre et
tolérante qui inspire Joyal.
En 2025, liberté et tolérance sont mis à mal par les régimes de
droite et des visées américaines qui cherchent à imposer au Canada
son modèle de société; le combat de Joyal est décidément d’actualité!