Une série Via le Monde

Agenda pour une petite planète

8

épisodes de

52 min.

Réalisation:
Daniel Bertolino, Catherine Viau, Grégoire Viau

2000

Résumé de la série

Cette série, tournée au début des années 2000, explore le concept d’empowerment chez les femmes, que l’on traduit souvent aujourd’hui par le terme d’autonomisation des femmes. Inspirée de la réflexion de Jean Tétreault, la série fait le postulat, à partir d’exemples tournés sur tous les continents, que l’élément initial de tout développement humain est celui du pouvoir des femmes, d’où la priorité qui doit être accordée à leur éducation. Ces héroïnes du quotidien sont en train de changer le monde.

Émission consacrée au pouvoir de la solidarité. Au Vietnam et en Afrique sahélienne, des femmes aident d'autres femmes à briser le cycle de la pauvreté. En combinant les émissions Apprendre pour libérer, et s'Unir pour s'organiser nous présentons des femmes qui ont compris combien l'éducation peut améliorer la vie de toute leur famille, et qui ont décidé de partager ce qu'elles ont reçu.

Épisode

0

Briser le cycle de la pauvreté

Est-il possible de bouleverser des siècles de coutumes et de traditions quand on fait partie des plus pauvres de la terre et qu'en plus, on nait femme?
Il existe au Népal, un des pays les plus pauvres de la terre, des femmes qui auraient dû perpétuer une tradition de soumission mais qui ont changé le destin.
Chacune à sa manière contribue à briser le cycle de féminisation de la pauvreté. L'accès à l'éducation redonne le pouvoir aux femmes. Et les femmes qui reçoivent le savoir le partagent sans réserve.
Basanta: À 15 ans, Basanta était toujours analphabète. Aujourd'hui, grâce à elle, plusieurs femmes de sa communauté savent lire et écrire.
Mme Pansari : À 50 ans, Mme Pansari a elle aussi appris à lire et à écrire, pour devenir la première femme au Népal à présider un comité villageois de développement.
Mme Tuladhar : Le Dr Tuladhar, figure de proue de l'émancipation féminine au Népal, témoigne de l'état de l'éducation des femmes dans son pays.

Épisode

1

Le savoir des femmes

Émission d'une heure comibant l'émission: Est-il possible de briser le cycle de la pauvreté? et l'émission Miser sur le savoir des femmes.

Épisode

1

Résoudre les problèmes

Dans un petit village du Sénégal, au coeur du Sahel, la santé des enfants s'est soudainement améliorée depuis que les femmes ont décidé d'y voir. Elles ont suivi une formation de 18 mois basée sur la résolution de problèmes. Dans cette ancienne colonie française où l'éducation nationale ne comprend que le français, ce programme offre un avantage indéniable pour les femmes analphabètes: il est offert dans leur propre langue, le wolof. En wolof, tostan signifie «éclosion». Depuis l'avènement de la méthode Tostan dans leur village, les femmes de Saam N'Diaye savent lire, écrire, compter et bien plus encore: elles font désormais un suivi sur l'état de santé de leurs concitoyens et peuvent prévenir des maladies qui faisaient jadis des ravages; elles ont changé les habitudes alimentaires de leurs familles par une meilleure connaissance de la diététique et des jardins mieux entretenus; elles ne manquent plus d'eau malgré les sécheresses chroniques, grâce à un rigoureux suivi de gestion. Une qualité de vie améliorée par la mise en valeur des femmes.
Mareem : Mareem a a cessé de croire à la fatalité depuis qu'elle a complété le programme Tostan, une méthode qu'elle applique maintenant à toutes les facettes de sa vie. Forte de sa nouvelle formation, elle apporte une contribution inestimable au bien-être de ses covillageois.
Molly Melching : Cette Américaine d'origine vit au Sénégal depuis 1974. Pédagogue formée par les plus grands esprits africains, elle dirige le programme Tostan qui s'inspire directement de la culture et des conditions de vie des Sénégalaises.

Épisode

2

Le pouvoir des femmes

Émission dressant le tableau de la condition féminine au Sénégal, pays majoritairement musulman. La première partie reprend les thèmes de l'émission Reconnaitre les droits des femmes consacrée à la lutte des Sénégalaises pour la reconnaissance de leurs droits. La seconde partie présente, avec l'expérience Tostan, les résultats positifs obtenus grâce à une formation adaptée à la Sénégalaise

Épisode

2

Reconnaître les droits de la femme

Intégrité : cesser la violence, physique et morale, faite aux femmes; combattre les pratiques mutilatoires traditionnelles comme l'excision et l'infibulation.
Reconnaissance : faire valoir le statut de citoyenne à part entière de la Sénégalaise, et faire reconnaître son droit à la propriété.
Participation: encourager une plus grande participation des Sénégalaises à la vie économique et politique du pays. Ces trois mots résument l'action de Siggil Jiggéen, un réseau d'associations féminines provenant des quatre coins du Sénégal. En wolof, Sigil Jiggéen signifie «Émancipation féminine». Les femmes sont toujours victimes de violences qui les blessent à vie et compromettent gravement l'équilibre de leurs enfants.
Le réseau s'est donné pour mission d'éduquer les femmes pour qu'elles fassent respecter leurs droits. Il faut renverser l'héritage du passé, car une chose est certaine: la femme est l'avenir de l'Afrique.
Amy Sy : Cette jeune femme de 38 ans fut excisée à une époque où elle était trop jeune pour comprendre. Bien que nombre de femmes dans sa famille pratiquent l'excision, elle refuse ce châtiment pour ses propres enfants.
N'Zalé Aïda N'Dong : Aïda a porté pendant quelques années des implants contraceptifs pour limiter la taille de sa famille. Elle est maintenant prête pour avoir un autre enfant. C'est elle qui l'a voulu ainsi. L'éducation relative au planning familial a porté fruit.
Safi Etou Diop : Présidente du Collectif des femmes pour la défense de l'enfant et de la famille, elle est l'une de ces nombreuses intervenantes, de plus en plus soutenues par des hommes, d'ailleurs, qui luttent contre les préjugés tenaces qui entravent l'émancipation de la femme.
Elisabeth N'Dione : Coordonatrice du réseau Siggil Jiggéen, qui regroupe les plus importantes associations de soutien aux femmes du Sénégal.

Épisode

3

L'union des femmes

Émission consacrée au pouvoir de la solidarité. Au Vietnam et en Afrique sahélienne, des femmes aident d'autres femmes à briser le cycle de la pauvreté. En combinant les émissions Apprendre pour libérer, et s'Unir pour s'organiser nous présentons des femmes qui ont compris combien l'éducation peut améliorer la vie de toute leur famille, et qui ont décidé de partager ce qu'elles ont reçu.

Épisode

3

La place des femmes

Les femmes dans le développement

Épisode

4

Apprendre pour libérer

Des femmes, les formatrices, véritables messagères du savoir, détiennent la clé qui peut briser les chaînes de la pauvreté dans les pays les plus pauvres du monde. C'est un défi de taille. Elles doivent combattre les préjugés et trouver du temps à travers leurs multiples tâches quotidiennes. Elles doivent recouvrer une santé hypothéquée par les grossesses rapprochées et la malnutrition chronique. Elles doivent obtenir l'assentiment de leurs maris tout-puissants. Malgré leur travail formidable, elles n'ont aucun pouvoir et n'ont pas droit à la terre ni au crédit.
De village en village, le travail des formatrices change la vie des femmes à qui leurs nouvelles connaissances ouvrent des horizons pleins de promesses. En d'autres mots, les gens qui ont le moins de pouvoir sur terre ont les meilleures chances de changer ce monde.
Djumah veut devenir formatrice pour aider les autres femmes de son village du Burkina Faso. Mais elle doit d'abord apprendre à lire et à écrire.
Koulibali Oussina Touchame : A Sabalibougou, en banlieue de Bamako au Mali, Touchame organise des classes d'alphabétisation pour les femmes de son quartier. Elle recrute, organise et responsabilise ses concitoyennes.
Kantiono Etiébé a pris en main l'éducation des filles de son village. Avec ses 12 années de scolarité, c'est une privilégiée dans un pays où 8% des filles seulement fréquentent l'école. Les mères du petit village burkinabé de Réo lui ont même construit une confortable maison pour qu'elle reste auprès d'elles et contribue à la formation de leurs enfants.
Joséphine Ouedraogo : Haut fonctionnaire burkinabé, ancien ministre vedette du gouvernement Sankara, Mme Ouedraogo soutien que l'éducation ne passe pas seulement par la scolarisation. Les femmes de son pays détiennent déjà nombre de savoirs qu'il faut mettre en valeur.

Épisode

4

S'unir pour s'organiser

Depuis 50 ans, les Vietnamiennes ont vu leur situation s'améliorer et leur influence augmenter considérablement. Mais elles ont plusieurs défis à relever en dépit des progrès accomplis. Un demi-siècle de socialisme a eu raison de l'analphabétisme au pays mais la récente libéralisation de l'économie ne profite qu'à une infime portion de la population. Le mot d'ordre est à la création d'entreprises privées mais les femmes, délaissées par l'État, travaillent plus que jamais sans filet. Elles ne peuvent compter que sur elles-mêmes. L'éducation va leur permettre de renforcer leur autonomie et d'augmenter leur pouvoir.
Huyen : Depuis qu'un point d'eau a été installé près de sa maison, Huyen a été libérée d'une corvée accablante et gagne plusieurs heures par jour qu'elle peut désormais consacrer à l'école. Ce qu'une petite fille de 12 ans découvre alors sur l'hygiène améliore aussitôt la qualité de vie de toute sa famille.
Mme Hang : L'Union des Femmes travaille partout au Vietnam à briser le cycle de la pauvreté en diffusant l'information sur le planning familial et en facilitant l'accès au crédit pour que les femmes puissent lancer leurs propres entreprises. Ce soutien a déjà permis à Mme Hang d'ouvrir son petit commerce qui apporte un précieux revenu d'appoint à sa famille.
Thack : Dans les zones urbaines, les femmes et les jeunes filles ont été les premières victimes des réformes économiques qui ont poussé beaucoup de monde au chômage. Les écoles de métiers leur offrent une porte de sortie. Thack est une jeune orpheline de 20 ans qui se passionne pour le métier de pâtissière qu'elle a appris à une école d'hôtellerie de Hanoi destinée spécialement aux jeunes de la rue.

Épisode

5

Écouter les femmes

L'approche féminine dans le développement durable dans le monde.

Épisode

8